Trois questions à.

Trois questions à Gaël Giraudeau, comédien.

Etiez-vous attiré avant de jouer La Légende d’une vie par l’œuvre de Stefan Zweig ?

Non, pas particulièrement. J’ai découvert ce texte par l’intermédiaire de Christophe Lidon. Zweig n’a pas écrit beaucoup de pièces de théâtre. Et l’on retrouve dans La Légende d’une vie toute la puissance de l’auteur, sa classe et sa subtilité dans l’écriture. Les personnages sont vifs, forts, intelligents.

Parlez-nous de Friedrich votre personnage écrasé sous le poids de la figure paternelle…

Friedrich, le jeune poète que j’interprète est prisonnier de l’image de son père. Il veut arrêter d’incarner le fils de, mais être un homme à part entière. Je connais moi-même un peu ce débat car je suis également fils de (NDLR : ses parents sont les comédiens Bernard Giraudeau et Anny Duperey). Je n’ai pas eu bien sûr les mêmes problématiques que mon personnage, mais je me reconnais en lui par certains côtés. C’est un artiste, un peu torturé. Je le suis aussi. Il a ses inquiétudes, ses angoisses et un peu de paranoïa sur ce qu’il crée.

Quel regard portez-vous sur vos partenaires, Natalie Dessay et Macha Méril et sur votre metteur en scène, Christophe Lidon ?

Macha Méril et Natalie Dessay ont des personnalités très différentes. Je prends un énorme plaisir à travailler avec ces deux comédiennes. Elles sont adorables et n’ont pas la grosse tête. Je suis aux anges avec cette équipe. Et puis Christophe Lidon, le metteur en scène, est très à l’écoute. Comme j’étais rapidement à l’aise avec mon personnage lors des répétitions, j’ai proposé pal mal de choses dans le registre de l’émotion. Mes propositions étaient les bienvenues et à d’autres moments, Christophe me demandait de faire différemment. J’ai une vision très proche de lui de la pièce et de mon rôle. Il y a vraiment des énergies très positives dans notre travail. Ces bonnes ondes font que nous avons tous envie d’aller de l’avant. Nous construisons cette pièce et ces personnages avec un grand bonheur.