Le Jardin d’acclimatation s’offre une nouvelle jeunesse.

Depuis sa création en 1860 par Napoléon III, le Jardin d'Acclimatation n'avait pas connu un tel chantier de rénovation et d'embellissement. Après huit mois de travaux, c’est un parc totalement modernisé que les visiteurs pourront découvrir autour du 1er mai. Un jardin transformé et relooké bien sûr, mais dans un respect et une fidélité totale à son histoire. Marc-Antoine Jamet, secrétaire général du groupe LVMH et président du Jardin d’Acclimatation, dévoile le nouveau visage de ce parc historique.

L’offre de loisirs du jardin va être renouvelée. Qu’en est-il exactement ?

Les attractions en elles-mêmes changent, mais gardent leur esprit bon enfant. Les emblématiques petits trains, rivière enchantée et miroirs déformants qui ont fait les délices de nombreuses générations sont bien évidemment conservées. Nous proposons 17 nouvelles attractions. Et celles existantes sont modernisées et transformées. L’ensemble des manèges s’inscrit dans une esthétique « steampunk, rétro-futuriste, injectée par le grand spécialiste des manèges, Thierry Rétif. Nous avons notamment un maillage de quatre roller-coasters dont le fameux Rockets. Les courbes, les balancements et les virages ont été calculés avec finesse. On a presque l’impression d’être dans un grand huit.

Le renouveau passe aussi par l’embellissement du jardin et de son patrimoine architectural…

Afin de retrouver une harmonie dans le parc, nous avons transformé le paysage en le faisant redevenir ce qu’il était au XIXème siècle, selon le tracé de Barillet-Deschamps, le paysagiste de Napoléon III. De nouvelles promenades ont été inventées. L’allée Alphand demeure majestueuse et magistrale. Le long de l’avenue Maurice Barrès, une allée fantastique, jusqu’à présente interdite aux visiteurs, devient aussi un lieu privilégié de promenade. Restauré, le patrimoine Napoléon III, particulièrement intéressant en termes de décor, avec le pigeonnier, la volière, les grandes écuries, la maison Eugénie, est totalement revalorisé.

En quoi le nouveau jardin est-il plus écologique ?

Un soin particulier a été apporté au verdissement, à l’environnement et à l’insertion écologique dans le végétal. 10 % de la surface construite a été supprimée ce qui a donc laissé plus de place à l’aménagement de pelouses. Plus de 150 arbres ont été plantés. Une révolution a été faite dans les revêtements. Le bitume a été remplacé par du stabilisé. Par ailleurs, la découverte de la biodiversité et les enjeux du développement durable font aussi partie des thèmes des ateliers pédagogiques pour les enfants.

Comment pourra-t-on préparer sa visite ?

La modernisation du jardin s’accompagne d’une refonte complète de sa présence digitale. Il sera possible de réserver via le site internet les billets d’entrées et les tickets d’attractions. Et puis, on ne mettra plus tout le temps la main au porte-monnaie s’il l’on opte pour le pass tout inclus à 29 €.

Comment vous positionnez-vous par rapport aux autres parcs de loisirs ?

Nous nous positionnons totalement ailleurs. Le Jardin d’Acclimatation est hybride. Nous sommes à la fois les Buttes Chaumont, le Jardin du Palais Royal et des Tuileries et d’un autre côté, nous sommes Disney, Astérix ou la France miniature. Nous avons une histoire à raconter, une profondeur, un enracinement naturellement parisien et en même temps, nous avons réussi par nos transformations à acquérir une modernité, une fluidité, une agilité que nous n’avions pas auparavant.

Quel est votre objectif en termes de visites ?

Nous souhaitons passer de 2 à 3 millions de visiteurs et tutoyer la troisième place du podium des parcs d’attractions et de loisirs.

Choisir son attraction

Parmi les nouvelles attractions, celles destinées aux plus petits sont regroupées dans la zone de la petite ferme normande. Un autre village des manèges accueille les attractions plus sensationnelles, comme une tour de chute appelée La tour de l’Horloge, des Bateaux volants qui s’élèvent à 10 mètres de haut ou encore le roller-coaster, Speed Rockets. En 3 minutes de parcours, 500 mètres de rotations et de virages périlleux, avec des pointes à 45 km/heure, les cinq navettes d’un rouge rutilant, dévalent un tracé unique en Europe.