Harcèlement scolaire. Responsabiliser pour cesser.

Tout droit venue de Suède, la méthode de la préoccupation partagée, développée par le psychologue Anatol Pikas, consiste à s’entretenir individuellement avec le harceleur pour qu’il trouve lui-même la solution vers l’arrêt du harcèlement.

Et c’est Jean-Pierre Bellon, professeur de philosophie ayant initié cette méthode en France, qui a expliqué son fonctionnement lors d’une conférence à la Cité scolaire Pasteur devant les professeurs et les parents d’élèves des collèges et lycées publics de la Ville. Depuis 2014, le rectorat de Versailles a mis en place cette méthode dans de nombreux établissements des Hauts-de-Seine dont Pasteur, Maurois et Théophile Gauthier à Neuilly font partie. Il faut dire que le harcèlement scolaire (surnom, moquerie, rumeur, isolement…) concerne 10% des élèves français, amplifié par le cyber-harcèlement. Un fléau qu’il faut donc combattre.

Comment fonctionne la méthode Pikas ?

Il convient d’abord de constituer une équipe de 10 personnes (enseignants, CPE, personnels de santé…) par établissement. Ces derniers récoltent les informations et s’entretiennent individuellement avec le ou les harceleurs, pour briser l’unité du groupe. Le but étant d’amener le jeune à trouver lui-même une issue positive en devenant acteur de la résolution du problème. Dépourvue de sanction, cette méthode vise à responsabiliser le harceleur en créant un climat de paix pour finalement qu’il aide la victime. Une technique efficace selon le philosophe qui ajoute que : « Sur le 92, on estime à 80% de réussite pour la méthode Pikas et même 90% à Pasteur ».