Kev Adams

À 26 ans, le neuilléen Kev Adams est un humoriste et acteur à qui tout réussit. Si ses débuts ont commencé à Neuilly sur les bancs du lycée Pasteur et les planches de l’Atelier l’Arlequin, c’est au cinéma ou sur les scènes américaines qu’il évolue désormais. Et c’est au sud de l’Ethiopie que Frédéric Lopez a emmené Kev Adams pour l’émission Rendez-vous en Terre Inconnue, qui sera diffusée sur France 2 le 5 décembre. Une immersion détonante au coeur de la vie du peuple Suri pour cet éternel ado ultra connecté.

Rencontre avec Kev Adams et la tribu des Suri en Ethiopie pour terre inconnue

Comment avez-vous vécu votre participation à l’émission Rendez-vous en Terre Inconnue ?

Cela a été une aventure humaine incroyable pour moi. Une de mes plus belles expériences à la télévision et plus globalement dans ma vie. L’émission m’a apporté beaucoup de choses au quotidien, qui font qu’aujourd’hui je me sens mieux dans ma vie. C’est d’ailleurs surprenant que je sois le plus jeune à y avoir participé car l’expérience nous construit beaucoup. Tout ce que j’ai appris, je le sais, me servira pour le reste de ma vie.

Avez-vous facilement accepté de partir ?

Pour être honnête, j’avais depuis longtemps très envie d’y participer et j’en faisais part à Frédéric Lopez lorsque l’on se croisait. C’est pour moi une des plus belles émissions de télévision. Il s’avère que j’avais un planning très chargé cette année. Je me suis dit qu’il ne fallait pas que je passe à côté car c’est une chance qui n’arrive qu’une fois dans une vie. Nous sommes donc partis entre deux tournages de films. Mais je ne regrette absolument pas de m’être lancé dans cette marche avec Fred.

 

Quand vous avez découvert les Suri, qu’avez-vous ressenti ?

Comme beaucoup de téléspectateurs, j’adore cette émission mais je ne savais pas quelles en seraient les conditions. J’imaginais que nous allions au minimum dormir sous des tentes ! Et quand je suis arrivé, j’ai compris qu’il n’y en avait pas et qu’on allait dormir par terre. J’étais décontenancé. En fait, c’est très bien fait parce que l’équipe s’arrange pour que tout se déroule par étape. On a d’abord marché pendant 7 heures, on était épuisés. Là on est arrivés dans un village dont on ne connaissait pas les codes et qui est à un million de km de tout ce que l’on vit au quotidien : avec des mouches partout, des odeurs incroyables, sans maisonnettes. Je me suis réellement demandé au début ce que je faisais là et j’ai cru que je n’allais jamais y arriver. J’avais même peur de ne pas réussir à me connecter avec les Suri tant les conditions étaient difficiles et éloignées de mes habitudes. Ma tête au début en dit long : pleine de surprises. Je me rappellerai toujours ce que m’a dit Fred après la première nuit où je n’ai pas réussi à dormir : « Tu verras que l’on s’y fait ». Cela a été une de mes plus belles leçons : on s’habitue à tout alors que cela me paraissait impossible au début. Finalement au bout de 4 à 5 jours, j’étais content de rentrer au camp le soir.

Les Suri vous ont-ils posé des questions sur votre métier ?

En fait, on n’a jamais vraiment eu cette discussion parce que cela ne veut pas dire grand chose pour eux. Et en plus, j’ai la chance de faire un métier où l’on parle de ce que je fais tout le temps. Là pour une fois c’était très agréable d’écouter des gens parler d’eux. Donc oui, on en a parlé mais très brièvement. On est vite passés à autre chose parce que cela ne fait pas du tout partie de leur culture.

Parmi les nombreux échanges avec les Suri, quel est celui qui vous a le plus marqué ?

On était au sud de l’Ethiopie, dans un lieu très reculé et difficile d’accès. Les Suri n’ont pas de téléphone, pas de Twitter, pas de réseaux sociaux, pas d’Internet… Tout ce dans quoi j’ai grandi. Et finalement au bout de cinq jours, j’ai réalisé qu’on était les mêmes et cela m’a bouleversé. Malgré les apparences, on a des centres d’intérêt en commun. Je me suis senti proche d’eux très vite. C’est incroyable de voir à quel point ils parlent des filles entre eux. Ils ont mon âge et ils en discutent tout le temps. Ils se disent « je devrais avoir assez de troupeaux pour séduire cette fille-là ». Tu réalises qu’on parle des mêmes choses sauf que nous c’est avec d’autres moyens comme Tinder et Instagram ! Mais au fond c’est pareil. Malgré nos différences en apparence, on est très proches.

Est-ce que vous avez eu envie de leur montrer à votre tour où vous vivez ?

Evidemment c’est notre rêve, c’est la première chose que j’ai demandée à Frédéric Lopez. Mais on m’a expliqué que ce serait un choc terrible pour eux. Ce serait plus désagréable et déstabilisant donc je ne leur ai pas proposé.