Le « dada » des Français.

Troisième sport le plus pratiqué en France en 2016 après le football et le tennis, l’équitation se hisse également à la première place des activités sportives qui comptent le plus de femmes (83%). D’une vocation utilitaire de déplacement, l’art équestre devient une discipline olympique en 1900 et s’inscrit désormais dans la pratique du sport et des loisirs.

Serge Lecomte. Président de la Fédération Française d’Equitation.

Comment l’équitation se porte-t-elle en France ?

D’une équitation surtout militaire dans les années 60, nous sommes passés à une équitation qui, aujourd’hui, prend davantage en compte les aspirations des cavaliers. Parallèlement, les poneys sont massivement arrivés dans les clubs. Ces évolutions ainsi que l’apport de disciplines équestres nouvelles et du développement d’une pédagogie ludo-éducative très appréciée, ont permis à l’équitation de se développer. Aujourd’hui, nos activités connaissent un léger recul dû, notamment, à la hausse du taux de TVA applicable à nos activités mais également à la généralisation de la semaine de 4 jours et demi. Nous travaillons donc d’arrache-pied pour un retour à la croissance, en multipliant les actions collectives de développement. Nous avons des raisons d’espérer car le modèle du poney et cheval partagé, proposé dans les structures équestres adhérentes à la FFE, fait de l’équitation française l’une des plus accessibles et des plus qualitatives au monde.

L’équitation est le sport le plus pratiqué par les femmes en France. Comment l’expliquez-vous ?

Avant d’être cavalier, on est amoureux des animaux en général mais des poneys et chevaux en particulier. Cette proximité avec la nature correspond bien aux aspirations féminines. Les filles se retrouvent dans ces activités qui sont à haute valeur ajoutée éducative. De plus, en selle, elles sont l’égal des hommes. De ce point de vue là, l’équitation est avant-gardiste en étant la seule discipline olympique mixte.

Quel est votre principal objectif, en tant que Président de la FFE ?

Il y en a deux : tirer l’équitation française vers toujours plus d’excellence et contribuer à rendre nos activités populaires. Un sport ne peut être grand que s’il est populaire.

Sophie Suivre. Présidente de la Société d’Equitation de Paris (SEP).

 Comment fonctionne la SEP ?

Créée en 1942, la SEP est une école d’équitation qui s’adresse à tous, dès l’âge de 4 ans. Nous dispensons des cours à cheval et à poney et avons d’ailleurs été le 1er club parisien à mettre en place un poney-club en 1973. Chaque semaine, la SEP comptabilise 175 reprises de 7h à 22h, sous forme de cours collectifs d’1h. Nous formons à toutes les disciplines olympiques (concours de sauts d’obstacles, dressage, concours complets) ainsi qu’à la voltige, des débutants jusqu’au galop 7. Même si nous comptons 4 équipes de compétition, nous restons une école au sens stricte, dédiée à apprendre à monter à cheval en prenant du plaisir.

Quels évènements organisez-vous ?

Deux concours rythment chaque année la SEP. Nous fêtons en 2018 la 27ème édition du concours de sauts d’obstacles qui se déroulera cette année les 20 et 21 mai prochains. Notre autre grand rendez-vous qu’est le concours de dressage national a lieu, quant à lui, au mois de juillet. Rendez-vous du 11 au 15 juillet 2018 !

Quelle politique appliquez-vous au sein de la SEP ?

Nous avons été le premier centre équestre à obtenir la marque Envol, Engagement volontaire de l’entreprise pour l’environnement. Dans ce sens, nous sommes particulièrement fiers d’avoir mis en place en 2014 un projet de retraite de nos chevaux, Equidépart. En demandant une contribution financière de nos adhérents, nous assurons à nos chevaux une place adaptée dans des écuries labellisées.