Trois questions à.

Trois questions à Jean-Claude Gallotta, chorégraphe.

La sélection des musiques pour My Ladies Rock a-t-elle été compliquée ?

J’ai assez vite trouvé ma playlist car l’expérience de My Rock m’avait ouvert le chemin. J’ai écouté beaucoup de morceaux pour avoir un panel très large. J’avais bien sûr mes coups de cœur mais j’ai pris aussi en compte différents paramètres. Certaines chansons pouvaient se nuire quand on les mettait les unes à côté des autres. Il fallait également envisager le rapport à la danse et que les musiques fonctionnent en s’accordant avec les chorégraphies. Par ailleurs, je n’ai pas pu obtenir les droits sur certains titres et j’ai dû trouver un plan B.

Quelles sont les différences par rapport à My Rock ?

La chorégraphie de My Rock est beaucoup basée sur le duo. Avec les rockeuses, j’ai voulu changer un peu. Finalement, ces voix féminines m’ont conduit à explorer différents modes, le trio, le quatuor, le quintet. Toute la mathématique chorégraphique s’est mise en route. My Rock est un spectacle brut où les morceaux s’enchaînent. Dans My Ladies Rock, la continuité et la dramaturgie sont plus perceptibles. Et j’ai effectué des liaisons entre les différentes chanteuses.

Pourquoi n’avez-vous pas choisi uniquement des danseuses pour ce nouveau spectacle ?

Je ne voulais pas créer de ghetto avec seulement des interprètes féminines. Je souhaitais garder l’égalité. Après My Rock, la même compagnie continue l’aventure avec My Ladies Rock. C’est dans le style et le rapport à la musique que les choses changent et non pas les interprètes.