Cyclotourisme. En roue libre !

Vélo électrique, de route, de course ou VTT… le cyclotourisme a le vent en poupe et bénéficie depuis plusieurs années, d’un succès sans borne. Seul, en famille ou entre amis, la pratique du vélo s’est imposée naturellement dans nos modes de vie comme un plaisir, sans chronomètre, à la découverte de nouveaux horizons.

Interview. Michel Bonneau. Président du Vélo Club de Neuilly (VCN).

Comment s’organise le VCN fondé en 1924 ?

Nous disposons de deux sections : la compétition et le cyclotourisme. Pour cette dernière, nous organisons chaque dimanche matin et jours fériés, des randonnées de 50 à 120 km au départ de la mairie de Neuilly (7h30 en été et 8h30 en hiver). En fonction de la distance, nous allons jusqu’à Villepreux, Rambouillet ou encore Thoiry. Nos adhérents ont entre 22 et 81 ans et comptons parmi nos membres, un grand nombre d’anglophones venus de Nouvelle-Zélande ou des États-Unis.

Quels sont les accessoires indispensables ?

Il faut d’abord un vélo de course puis des chaussures adaptées aux pédales automatiques, un cuissard, une veste, un casque, des gants et des lunettes de préférence.

Vous organisez chaque année une randonnée au départ de Neuilly…

Oui et pour la première fois nous l’avons rebaptisée “La Randonnée des pommes de terre”. Ouverte à tous, elle se tiendra le dimanche 10 juin au départ du Stade Monclar entre 7h et 9h30. Trois parcours sont proposés : 67 km, 94 km et
116 km. De plus, une randonnée
de cyclodécouverte de 25 km s’effectuera le même jour à 9h30
(inscriptions sur place). Chaque année, nos adhérents participent
à de nombreuses randonnées en Ile-de-France et des cyclosportives en France et en Belgique. Le VCN organise d’ailleurs une traversée des Pyrénées à la fin du mois, de Biarritz à Narbonne.

Rencontre. Martine Cano. Présidente de la Fédération Française
de Cyclotourisme (FFVélo).

La FFVélo n’organise pas de compétitions mais propose des brevets. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

La FFVélo propose deux grandes catégories de brevets : les brevets purement touristiques qui permettent, sans aucune limite de temps, de bien visiter la France, ses sites naturels ou historiques majeurs. Il existe également une catégorie sportive pour relever des défis personnels, dont la règle se base sur le fait d’atteindre un objectif et non de battre un adversaire. Cela va de la première balade, 30 km pour des débutants, au premier brevet de
“100 bornes” sur la journée, distance symbolique pour celui qui n’a jamais regardé son kilométrage.

Quels sont vos objectifs pour 2018 ?

Nous poursuivrons notre accompagnement des territoires afin de proposer des infrastructures de qualité et sécurisantes aux pratiquants. Notre mission sera d’ouvrir la pratique du vélo au plus grand nombre en accueillant un large public. Il y aura, comme chaque année, trois manifestations phares :
la semaine fédérale internationale de cyclotourisme qui se déroulera à Epinal début août et regroupera environ 12 000 participants, les Roc’h des Monts d’Arrée mi-septembre pour un week-end où se retrouvent plus de 7 000 fans de VTT. Enfin, la Fête du vélo (www.feteduvelo.fr) qui se déroulera du 28 mai au 3 juin dans toute la France avec plus de 400 lieux d’animations gratuites et familiales pour (re)découvrir le vélo !

Avec 20% de femmes licenciées, quelles actions menez-vous pour développer la pratique ?

De nombreuses randonnées et manifestations féminines sont organisées dans toute la France, à l’initiative de nos comités départementaux et régionaux. Nous tentons à notre niveau, de montrer que le vélo se conjugue au féminin
en organisant des rassemblements
de grande ampleur comme Toutes à vélo qui a rassemblé en 2016, plus de
5 000 participantes et qui se déroulera à Toulouse en septembre 2020. D’ici
là, rendez-vous en Auvergne du 28 au 30 septembre, pour la 1ère édition du rassemblement #VéloPourElles que nous organisons en collaboration avec le magazine d’actualité Elles Font du Vélo.